Une Histoire ne peut que blesser, même si tout semble si parfait. C'est fou comme l'apparence donne toujours ce sentiment d'assurance, ce bien-être, faux. Que du faux. Derrière ce sont les tempêtes qui grondent, les gorges qui s'assèchent, les visages qui se voilent. Une Histoire ne finit jamais bien. A la fin, il n'y a que du noir. Que du noir. Et un grand soulagement. Parce que cette Histoire se finit enfin, enfin. Pour en recommencer une autre. Meilleure? Non. Jamais. Encore pire. Les cicatrices de celle d'avant ne s'effacent pas, les voies sont les mêmes. C'est faux que de croire encore. Une Histoire se termine sur un souffle, sur un mot lâché dans le vide, qui ne s'est pas commencé, juste le son de l'inspiration, l'air à peine rentré dans la bouche. Une Histoire doit se finir. Ne la laisse pas se prélasser, ne la laisse pas enfoncer ses ongles dans ta routine, ne la laisse pas être Ton Histoire. Ne crois pas aux Histoires qu'on te raconte. Essaie de finir la tienne. Essaie d'en être maître. Trop de coeurs se perdent dans ses habitudes, dans ses pages qui se tournent au fil des jours, trop de coeurs meurent avant Elles. Essaie de l'écrire comme tu pourras, mais tu verras, pleurer sur ses mots t'arrivera souvent. Tant c'est dur. Et puis, en fait, c'est quoi une Histoire?